L'étiquetage des denrées alimentaires au Canada en 2026 : Ce que toutes les marques doivent savoir

Éléments clés de l'étiquetage et de l'emballage des denrées alimentaires au Canada

Pour que votre produit se retrouve sur les étagères des détaillants canadiens, vous devez naviguer dans l'un des cadres réglementaires les plus détaillés au monde, et les règles ont considérablement changé au cours de l'année écoulée. Que vous lanciez un nouveau produit ou que vous mettiez à jour un emballage existant, voici ce que vous devez savoir : ce que chaque étiquette doit contenir, ce qui a changé, comment les exigences diffèrent d'une province à l'autre et quelles règles supplémentaires s'appliquent en fonction de la catégorie de votre produit.

Clause de non-responsabilité : Ces informations sont données à titre indicatif et ne doivent pas être considérées comme des conseils juridiques ou réglementaires. Confirmez toujours les exigences actuelles auprès de professionnels accrédités en matière de réglementation et de sources officielles telles que l'ACIA et Santé Canada.

L'étiquetage des produits alimentaires canadiens est lu par le consommateur

Exigences principales en matière d'étiquetage

Tous les aliments préemballés vendus au Canada doivent comporter les informations suivantes, en anglais et en français :
  • Nom commun sur le panneau d'affichage principal (PDP)
  • Tableau de la valeur nutritive (TVN) dans le format prescrit par Santé Canada. Il s'agit d'un document juridique et non d'un élément de conception.
  • Liste des ingrédients par ordre décroissant de poids, les ingrédients à base de sucre étant regroupés sous la rubrique “Sucres”
  • Déclaration d'allergènes pour les 10 allergènes prioritaires du Canada : arachides, fruits à coque, sésame, lait, œufs, poissons/crustacés/mollusques, soja, blé et triticale, moutarde et sulfites, soit dans la liste des ingrédients, soit dans une mention “Contient :”.
  • Quantité nette sur le PDP en unités métriques
  • Date de péremption pour les produits dont la durée de conservation est inférieure ou égale à 90 jours, ainsi que les instructions de stockage, le cas échéant
  • Nom et adresse du concessionnaire sur n'importe quel panneau sauf le bas
  • Code-barres UPC enregistrés par l'entremise de GS1 Canada

Quoi de neuf ?

Face avant de l'emballage pour l'étiquetage des denrées alimentaires au Canada

Symboles nutritionnels sur le devant de l'emballage (FOP)

La modification la plus importante apportée depuis des années à l'étiquetage des denrées alimentaires au Canada est désormais pleinement en vigueur. 1er janvier 2026.
 
La plupart des denrées alimentaires préemballées doivent porter un symbole de loupe normalisé sur le PDP si le produit respecte ou dépasse les critères suivants 15% Valeur quotidienne pour les graisses saturées, les sucres ou le sodium. Un symbole distinct est requis pour chaque nutriment admissible. Par conséquent, si votre produit atteint les seuils fixés pour deux nutriments, vous aurez besoin de deux symboles.
 
Il n'y a pas de délai de grâce pour les produits fabriqués à partir du 1er janvier 2026. La non-conformité peut entraîner des mesures correctives, des coûts de ré-étiquetage et la radiation de la liste des détaillants.
 
Une contrainte de conception mérite d'être signalée rapidement : si votre produit nécessite un symbole FOP pour un nutriment spécifique, certaines allégations commerciales concernant ce même nutriment ne sont plus autorisées sur l'étiquette. Cela concerne plus de produits qu'on ne le pense, et il est donc utile de vérifier vos allégations sur l'étiquette en même temps que vos numéros NFT.
Le français et l'anglais sur l'étiquetage des emballages alimentaires canadiens

Étiquetage bilingue : Fédéral vs. Québécois

Au niveau fédéral, toutes les informations obligatoires figurant sur l'étiquette doivent être rédigées en anglais et en français, avec la même importance. Cette règle s'applique d'un océan à l'autre.
 
Le Québec va plus loin. En vertu de la Charte de la langue française, renforcée par Projet de loi 96 (entrée en vigueur le 1er juin 2025), le français doit être au moins aussi visible que toute autre langue en termes de taille et d'impact visuel. Les termes descriptifs d'une marque déposée, tels que “Smoked”, “Grass Fed” ou “Extra Crispy”, doivent également apparaître en français, même si le nom de la marque lui-même ne nécessite pas de traduction.
 
Les produits fabriqués avant le 1er juin 2025 ont jusqu'à 1er juin 2027 pour vendre. Après cette date, les produits non conformes devront être retirés des rayons du Québec.
 
En pratique, il s'agit de concevoir des produits conformes aux normes québécoises dès le départ, ce qui permet de satisfaire aux exigences fédérales partout ailleurs. Une seule étiquette, d'un océan à l'autre. En dehors du Québec, les règles fédérales en matière de bilinguisme s'appliquent uniformément à la Colombie-Britannique, à l'Alberta, à l'Ontario et à toutes les autres provinces, sans aucune superposition provinciale supplémentaire.

La feuille d'érable et les allégations d'origine canadienne

La feuille d'érable est l'un des symboles les plus puissants (et les plus examinés) de l'étiquetage des produits alimentaires canadiens. Il n'existe pas de logo officiel du gouvernement qui désigne un produit comme étant canadien, et une feuille d'érable en soi ne signifie pas automatiquement que votre produit peut faire l'objet d'une revendication d'origine. Les deux allégations réglementées sont les suivantes :
  • “Produit du Canada” : la totalité ou la quasi-totalité des ingrédients importants, de la transformation et de la main-d'œuvre doit provenir du Canada
  • “Fabriqué au Canada” : la dernière transformation substantielle a eu lieu au Canada, même si certains ingrédients ont été importés ; il faut inclure un qualificatif tel que “à partir d'ingrédients nationaux et importés”.”
L'utilisation commerciale de la feuille d'érable stylisée à 11 pointes du drapeau national est soumise à l'autorisation du ministère du Patrimoine canadien. D'autres motifs de feuilles d'érable sont autorisés, mais s'ils impliquent une revendication d'origine, le produit doit pouvoir en bénéficier.
En Juillet 2025, Depuis le 1er janvier 2007, l'ACIA a émis un rappel officiel à l'intention de l'industrie à la suite d'une augmentation des plaintes des consommateurs concernant les allégations trompeuses sur l'origine, et des sanctions financières ont suivi. Il s'agit de déclarations juridiquement contraignantes, et non de choix marketing.

Étiquetage des denrées alimentaires au Canada

Exigences spécifiques à une catégorie

Au-delà des règles de base, certaines catégories de produits sont soumises à des obligations supplémentaires en matière d'étiquetage. C'est là que les choses se précisent.

Fruits de mer

Les noms d'espèces sont obligatoires. Les noms génériques tels que “filets de poisson” ne sont pas autorisés. L'espèce spécifique doit apparaître dans le nom commun, vérifié par rapport à la liste de poissons de l'ACIA. Le pays d'origine doit être déclaré sur tous les produits de la pêche importés.
 
Les mentions "sauvage" ou "d'élevage" sont autorisées, mais elles doivent être documentées et justifiées. La falsification de l'étiquetage du poisson d'élevage en tant que poisson sauvage est considérée comme une fraude alimentaire au sens de la loi sur les denrées alimentaires.
Deux règles spécifiques aux produits de la mer qui prennent souvent les marques au dépourvu :
 
  • “Conserver au congélateur avant utilisation” est obligatoire sur le PDP pour certains produits de poisson fumé emballés à l'abri de l'air. La mention doit apparaître dans une taille de police égale à celle de la dénomination commune. Il ne s'agit pas d'un seuil minimum, mais d'une taille directement liée à celle de la dénomination du produit sur la face avant de l'emballage.
  • “Précédemment gelé” doit être déclarée sur tout poisson ou animal marin qui a été congelé puis décongelé avant la vente, que ce soit au niveau du transformateur, du distributeur ou du détaillant.
Les produits de la mer crus, frais ou congelés, ne comportant qu'un seul ingrédient, ne sont généralement pas soumis à l'obligation de présenter un tableau de la valeur nutritive. Les produits multi-ingrédients ou assaisonnés ne le sont pas.

Bœuf

Toute viande bovine faisant l'objet d'un commerce interprovincial ou exportée doit porter la légende de l'inspection fédérale sur l'étiquette. Le classement pour le commerce interprovincial doit être effectué par l'Agence canadienne de classement du bœuf (ACBG), et les noms des grades utilisés sur les étiquettes doivent correspondre aux grades attribués en vertu des exigences actuelles de classement des carcasses de bœuf, de bison et de veau (mises à jour en avril 2026).
Les descripteurs de la teneur en matière grasse du bœuf haché sont des normes d'identité définies par la loi, et non des termes de marketing :
  • Régulier : max 30% gras
  • Moyen : max 23% gras
  • Maigre : max 17% gras
  • Extra maigre : max 10% gras
L'utilisation d'un descripteur erroné pour la teneur réelle en matières grasses constitue une violation directe des normes. Les allégations spécifiques à une espèce, telles que “Angus Beef” ou “Wagyu Beef”, doivent être étayées par des documents.
Étiquetage alimentaire canadien pour la viande bovine afin d'en préserver la fraîcheur pour le consommateur
Étiquetage alimentaire canadien pour les emballages de volaille

Volaille

La légende d'inspection fédérale est également requise pour les volailles faisant l'objet d'échanges interprovinciaux ou exportées. Les noms de catégorie doivent être conformes au Recueil des catégories canadiennes, volume 1 (catégorie Canada A, catégorie Canada Utilité, catégorie Canada C). L'espèce doit figurer dans le nom commun sur le PDP.
 
Les allégations relatives à l'élevage - “nourri au grain”, “en liberté”, “élevé en plein air”, “élevé sans antibiotiques” - sont toutes réglementées et doivent être étayées par des documents tout au long de la chaîne de production. Il ne s'agit pas de descripteurs de mode de vie, mais d'affirmations fondées.

Fromage

Les noms de variétés de fromage, “ cheddar ”, “ brie ”, “ gouda ”, “ fromage à la crème ”, sont légalement définis par les Normes d'identité canadiennes, Volume 1 - Produits laitiers. Un produit doit être entièrement conforme à la norme applicable pour utiliser le nom de la variété ; les écarts nécessitent un nom modifié tel que “cheddar léger” ou “fromage à la crème à teneur réduite en matières grasses”.”
 
Le cheddar peut porter l'appellation Canada 1 s'il est classé selon le Compendium des grades canadiens, volume 4. La dénomination de la catégorie d'ingrédients “substances laitières modifiées” est progressivement abandonnée au profit de celle d“”ingrédients dérivés du lait", avec une période de transition allant jusqu'à la fin de l'année. 1er janvier 2030.
 
Une allégation “100% Canadian Milk” exige que tous les ingrédients laitiers soient d'origine canadienne. Le fromage naturel bénéficie d'une exemption conditionnelle du symbole FOP 2026, mais les produits à base de fromage fondu ou aromatisé doivent être évalués séparément en fonction des seuils FOP.

Viandes salées et transformées

“La ”salaison" est un terme légalement défini dans les Normes canadiennes d'identité, volume 7 - Produits à base de viande. Il nécessite l'ajout de sel et d'une teneur minimale en nitrite ou nitrate de sodium ou de potassium.
 
Les produits utilisant de la poudre de céleri de culture comme agent de salaison alternatif ne peuvent pas être étiquetés “non salés” ou “sans agents de conservation ajoutés”, quelle que soit l'intention de l'étiquette propre. Selon les règles de l'ACIA, ils sont toujours considérés comme des produits saumurés.
 
Les noms communs tels que “jambon”, “bacon”, “saucisse”, “salami” et “pepperoni” sont tous soumis à des normes de composition. Si un produit ne répond pas à la norme, la dénomination doit être modifiée ou remplacée. La viande séparée mécaniquement doit être déclarée par le nom complet de l'espèce dans la liste des ingrédients. Toute rétention d'eau supérieure à la quantité naturelle doit être mentionnée sur l'étiquette.
 
Les viandes salées et transformées font partie des catégories les plus susceptibles de déclencher le symbole du sodium de la FOP, il est donc utile de procéder à cette vérification dès le début de l'examen de l'étiquette.

Une dernière remarque sur la conformité

Il s'agit d'un point de départ, d'une vue d'ensemble des principales exigences et des divergences entre les règles propres à chaque catégorie.

La réglementation canadienne en matière d'étiquetage des denrées alimentaires est détaillée, change régulièrement et entraîne des conséquences réelles en cas de non-respect. L'outil d'étiquetage industriel de l'ACIA est disponible à l'adresse suivante inspection.canada.ca est la principale référence officielle pour approfondir votre produit spécifique.

Chez Duropac, nous travaillons avec des marques de produits alimentaires de toutes catégories pour produire des emballages prêts pour la vente au détail et construits selon les normes appropriées. Qu'il s'agisse du lancement d'un nouveau produit, d'une mise à jour pour répondre aux exigences du FOP 2026 ou d'une conception pour une distribution nationale, y compris au Québec, notre équipe peut vous guider tout au long du processus de conception et d'impression.

Illustration et support graphique d'un sachet scellé sur 3 côtés pour un produit de l'industrie des fruits de mer LUKA

Vous voulez en savoir plus ?

Contactez-nous pour parler à notre équipe d'experts.

Partager le post

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE

Eco-Retrack FS Film thermoformable rétractable

Saisissez votre adresse e-mail ci-dessous pour accéder à notre brochure sur le film thermoformable rétractable Eco-Retrack FS.